Vélo électrique : un nouveau dispositif de soutien de l'Etat annoncé pour 2018

17 octobre 2017

Après avoir annoncé la suppression de la prime à l'achat d'un vélo électrique il y a seulement quelques jours, le gouvernement annonce la mise en place d'un nouveau dispositif pour 2018.

Jeudi 28 septembre 2017, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes Publics avait annoncé, lors de son passage sur RTL, que l’Etat ne prolongerait pas le bonus de 200 € après le 31 janvier 2018. Cela avait suscité une incompréhension générale tant dans l’industrie du cycle que chez les particuliers et les associations comme la Fubicy.
En effet, pourquoi vouloir supprimer un bonus qui a boosté les ventes de véhicules non polluants alors que l’Etat clame par ailleurs haut et fort ses préoccupations en matière d’écologie, d’environnement et de mobilité douce ? Pourquoi supprimer ce bonus pour l’achat d’un vélo électrique tout en annonçant le maintien des bonus pour les scooters électriques et les voitures électriques ?

Un revirement de situation ?

velo-electrique-bonus-200-euros-revirement-situationQuelques jours après cette annonce, l’Etat semble donc revenir sur sa position… La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé mardi dernier qu’un nouveau dispositif de soutien à l’achat d’un vélo à assistance électrique devrait être mis en place en 2018.

J’ai bien entendu l’émotion qu’a pu susciter l’annonce de la suppression de l’aide à l’achat d’un vélo à assistance électrique. Dans son état actuel, cette prime ne répondait pas complètement à l’objectif que l’Etat s’était fixé en la matière, même si elle a pu permettre un développement du marché

Emotion ou appel à la raison ? Problème de coordination dans la communication des membres du gouvernement ?
Nous n’avons pas plus de détails sur le dispositif à ce jour et espérons qu’il permettra de conserver la dynamique insufflée par l’actuelle prime.

Vélo électrique = Moins de pollution ! Que faut-il de plus ?

Dans un contexte où l’on s’inquiète de plus en plus sur la qualité de notre air, la Ville de Paris a su démontrer, il y a quelques jours, que les transports dits « doux » étaient la solution de demain.

Le 1er octobre 2017 de 11h à 18h, la Ville de Paris a organisé sa 3ème journée sans voiture. A cette occasion, les Parisiens ont été invités à investir toutes les rues de Paris intra-muros à travers des modes de déplacement respectueux de l’environnement : à pied, à vélo, en rollers, etc. 

Cette journée a une nouvelle fois prouvé l’efficacité de ces modes de déplacement sur la qualité de l’air. En effet, à 13h, soit deux heures après que les voitures aient été bannies de la circulation, le niveau de dioxyde d’azote était en baisse de 25%.
Outre une baisse de la pollution de l’air, on a également pu constater une baisse de la pollution sonore à hauteur de 54% sur les champs Elysées, soit une baisse de 2,7 dB. 

Ainsi, dans les jours qui ont suivi, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a annoncé vouloir bannir la voiture essence d’ici 2030, en plus des véhicules diesel dès 2024. Lutte contre le réchauffement climatique et pollution, mais pas que ! 
Notre santé en dépend tous ! Selon une étude de l’agence Santé publique, parue en 2016, le nombre de morts dus aux particules fines s’élève à au moins 48.000 par an, soit 9% de la mortalité nationale ! Toujours selon la même étude, à Paris, 2.500 personnes meurent chaque année de pollution atmosphérique. Ces décès seraient principalement liés à la concentration en particules fines de type “PM2.5” que recrachent notamment les véhicules diesel. Ce sont elles qui peuvent atteindre tous les organes du corps en s’incorporant dans le sang. Il en résulte ainsi des cancers ou des maladies cardio-vasculaires. 


De nombreux arguments sont en faveur du vélo à assistance électrique…
Que faut-il de plus pour que la France devienne cyclable ?