Aux Pays-Bas, commerces et vélos font bon ménage

30 avril 2015

En Hollande, faire ses courses à vélo est-une pratique courante, comme se rendre à l'école ou au travail à vélo. Des études ont montré que les centres-villes ont tout à gagner pour leur dynamisme économique à s'équiper en infrastructures adaptées.

La voiture est-elle indispensable pour faire ses courses ?

Les consommateurs sont-ils tous des automobilistes ? Certains préjugés ont la vie dure, même aux Pays-Bas : les cyclistes ne consommeraient pas beaucoup, l’accessibilité en voiture serait donc la priorité pour les commerçants.

Pourtant des études dans plusieurs villes hollandaises l’attestent : les visiteurs à vélo dépensent moins à chaque visite, mais ils reviennent plus souvent ! A Breda, un cycliste dépense par semaine une fois et demie le montant dépensé par un automobiliste.

Le cas d'une ville "bike-friendly"

A Groningue (capitale de la province de Groningue au nord des Pays-Bas), les commerçants réalisent 34 % de leur chiffre d’affaires grâce à des clients qui viennent à bicyclette, et ceux-ci représentent 31 % de leurs visiteurs. Alors bien sûr, ces clients sont majoritairement des habitants de la ville. Ceux qui viennent de l’extérieur viennent encore en transports en communs (majoritairement) ou en voiture.

Mais imaginez quelle révolution dans nos villes et dans nos vies si tous les citadins laissaient tomber la voiture pour faire leurs courses !

Des solutions pour transporter les courses

Et l’encombrement de nos achats, me direz-vous ? Il y a des solutions toutes prêtes : les malles, les remorques petit volume ou les remorques de grande capacité, et, si le poids à déplacer est trop important, l’assistance électrique. Notez qu’au Pays-Bas, près de la moitié des vélos sont électriques (contre 2 % en France, mais vous êtes de plus en plus nombreux à vous équiper !)

remorque_pour_velo__018471000_1631_30042015

Concevoir la ville pour tous

Les autorités néerlandaises ont en tout cas retenu cette priorité : encourager l’accès à vélo des centres-villes pour les visiteurs locaux. Cette approche s’inclue dans une vision globale de tous les types de transports… et de consommateurs, étant donné que les places de parking – rares –   libérées par les visiteurs de proximité qui délaissent la voiture deviennent disponibles pour les acheteurs extérieurs motorisés.

Il faut donc organiser la cohabitation sur la voirie entre les automobilistes et les cyclistes, prévoir dans la bonne proportion les parkings pour les voitures et pour les vélos, notamment pour éviter les parkings sauvages de bicyclette à proximité des magasins.

Pour ceux qui ont été en Hollande, vous avez sans doute été frappés par le gigantisme de certains parkings à vélos ! En France, il reste encore beaucoup à faire pour en arriver là…